Une édition centrée sur les modes de participation

La déclaration de Fribourg pour les droits culturels (2007) identifie la participation comme une des finalités des droits culturels. Dans le cadre de ce forum, il s’agira d’interroger les multiples formes que peut revêtir la participation dans les dispositifs de médiation et, ce faisant, de mieux concevoir sa pertinence et ses effets, réels ou attendus. La participation du public peut prendre des formes variées, répondre à des objectifs complexes et produire des résultats multiples. Nous proposons d’explorer trois voies distinctes (Pailler, 2018), mais non exhaustives.

La participation expressive

Le dispositif phare de ce mode de participation est l’atelier. Il s’agit de la forme sous laquelle se conçoit le plus traditionnellement la participation des publics. Cependant, depuis leur création dans les années 70, les ateliers ont beaucoup changé. Quelles sont les formes qu’ils revêtent aujourd’hui ? À qui s’adressent-ils ? Quels objectifs poursuivent-ils ? Quelle est la place du.de la médiateur.rice dans ces dispositifs de participation?

La participation créatrice

Le public peut aussi être directement immergé dans le processus de création d’un.e artiste. Il ne crée pas seul une œuvre, comme c’est le cas dans les ateliers, mais il participe à l’un ou l’autre niveau de la chaîne de création. Dans ces cas, d’où provient la volonté de « faire participer » ? Est-ce une initiative de l’artiste créateur ou de la structure chargée de la diffusion ? Comment se négocie la co-construction d’une œuvre ? Comment se pensent ces nouveaux dispositifs d’un art « participatif » ?

La participation organisationnelle

Dans certaines organisations, on observe que les publics participent, de près comme de loin, au fonctionnement de l’institution : consultation lors de la programmation, implication dans des conseils d’administration, etc. Quelles sont les différentes manières d’impliquer les publics dans les processus de décision ? Quels sont les objectifs, les apports mais aussi les limites de la participation organisationnelle tant du point de vue des professionnel.le.s que des publics?